Le centre culturel et bibliothèque Araka nous lance un SOS pour ses 33 ans d'existence.
- Publié le: 2021-09-18 22:37:36
- Autre
- Par Julia Jolibois
Situé à la rue de l'enterrement, le centre culturel Araka a fêté ses 33 ans d'existence. Cet espace culturel est considéré comme le berceau du devenir des grands auteurs, des hommes et femmes de lettres.
De 1988 à 2021, le centre malgré le poids des années surmonte les difficultés en redorant tant bien que mal son blason, flétri par le manque de moyens pour son entretien.
Si nous jetons un coup d'œil rétrospectif, nous constaterons qu'il avait vécu des moments inouïs, il respirait à travers les prouesses de ceux dont il a vu naître leur premier jet littéraire. Des conférences, des journées récréatives faisaient le bonheur du centre culturel. Et l'engagement, la bonne volonté de grandes figures littéraires comme : Marie Carmelle Paul Austin, Marc Exavier, Kettly Mars, Rodolphe Mathurin (Sonson), Lyonel Trouillot et Yanick Lahens garantissaient le bon fonctionnement du centre. De plus, ils contribuaient à la formation d'autres jeunes auteurs.
Le centre recevait même ceux qui voulaient s'épanouir dans une ouverture d'esprit que les censures de la dictature de Duvalier inhibaient à cause de certains écrits considérés comme révoltants. Des jours ensoleillés ont couronné la bibliothèque et elle peut se vanter d'avoir délecté le talent d'Inema Jeudi, Jean D'Amérique, Néhemie Joseph, Fédia Stanislas et de tant d'autres encore.
À cet effet, le centre profite de ses 33ans d'existence pour extérioriser le besoin de revivre ces moments forts. Le CCBA souffle ses trente-trois bougies et cet anniversaire est plutôt un prétexte pour réfléchir, regarder ensemble l'avenir et avancer au milieu des difficultés. On ne célèbre avec faste cet anniversaire comme c'était l'habitude dans le temps. On se contente de faire le point autour des grandes questions pour voir dans quelle mesure on peut continuer à avancer, a témoigné le responsable du centre culturel.
Ce lieu croule sous les tas d'immondices qui jalonnent à proximité. Sans oublier les étales de marchandises qui créent une promiscuité intolérable dans la zone. Malgré tout, le CCBA voudrait revenir avec un ensemble d'activités, principalement, le génie du livre, le jeu de correspondance, l'atelier de théâtre, etc. À Araka, c'était la poésie, la musique, les livres pour tous. Le centre culturel et bibliothèque Araka a besoin de renaître à la vie et il fait appel à tous ceux qui ont joui de son hospitalité, aux acteurs culturels afin de redonner à cet endroit magique son ampleur d'antan.
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Jolibois Julia